Marottes personnelles

Afficher l'image d'origine

Les Inrockuptibles ont été ma Bible musicale de 92 à 2002. Puis, lassé par le côté people, superficiel et branchouille de l’ensemble j’ai lâché l’affaire, regrettant à jamais la période bénie des mensuels.

https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/236x/34/53/4f/34534fc364452b9d9e99e6277aca4c6c.jpg

Snif, c’était si bien… Maintenant ils aiment Booba, c’est dire.

Bref, moins au courant de l’actu musicale je risque de passer à côté de pépites, et ça c’est vraiment bêta. Heureusement, quelqu’un de bien intentionné (G. encore lui) passe, lors d’une belle soirée de 2007, le cd saisonnier du magazine et là boum, perfect pop-song, assimilable, aimable, foudroyante du premier coup.

Coconut Records : Késako ?

Ah, c’est cet acteur, archétype presque cliché de la bonne bouille jouant dans les films américains un peu indie ?! Jason Schwartzman. Un comédien qui fait de la musique, mouais.

Sauf que là, le gars sait y faire. Et son morceau, bon sang !

Oh, on voit bien les ficelles : cette basse et cette batterie qui entrent après la 2e phrase, ces ingrédients chipés à toutes les décennies précédentes, ces nuances bien apprises dans les disques des Beach Boys ou des Beatles, des chœurs à la Arcade Fire. Bref, de l’artisanat très habile, pas un révolutionnaire, non, mais le temps d’une saison, une bande-son romantique, légère, californienne. C’est beau.

4 réflexions sur “Marottes personnelles

  1. Ping: Irlande
  2. Ouaip, bien sympa. Mais je ne comprends pas ta position sur Booba. Tu préfères peut-être PNL ? http://www.lesinrocks.com/2015/10/30/musique/le-monde-ou-rien-pourquoi-pnl-traverse-deja-la-societe-11784149/ Ce genre d’article me donne toujours un doute : suis-je complètement dépassé ou bien est-ce que ce sont eux qui écoutent mal, pour rester poli ? Rien à voir mais toujours question hip hop j’ai trouvé à Zurich un super vinyle de Schooly D. Ca c’est bien.
    Bref, je ne sais pas trop pourquoi mais ton artiste coconut me fait penser à Malcolm Middleton.
    A+. Romain

    J’aime

  3. Hello,
    Ni Booba, ni PNL, affreux dans les 2 cas. Le sentiment que la nouvelle génération de journalistes des Inrocks est elle-même dépassée et ne sait pas quoi dire pour paraître dans le coup. Mais quand tu vois que la NRF étudie les textes de Booba ou encore le sérieux avec lequel des journalistes du Monde accueillent ses disques, tu te dis que ce ne sont pas les seuls…
    Schooly D., très très bien, je crois qu’on l’entend dans le film King of New York.
    Connais pas Middleton, je vais aller écouter ça.
    A +

    J’aime

Laisser un commentaire