La beauté

En force d’en parler ici ou là, il fallait quand même le présenter pour de bon.

American singer-songwriter Elliott Smith, Barcelona, Spain, November 1998. (Photo by David Tonge/Getty Images)

Elliott Smith a traversé les années 90 en livrant régulièrement des chefs-d’oeuvre de noirceur aérienne, traumatisé par Big Star et par les chœurs des Beatles sur Because. Folkeux dépressif animé par un dégoût de soi prononcé mais doté d’un talent mélodique hors du commun.

Ce qui le démarquera toujours de tous les barbus souffreteux à guitare de la Terre ? Lui ne rigole pas et mettra fin à sa vie de 2 (!) coups de couteau dans le cœur.

Il faut le voir, tel un animal craintif, engoncé dans son costume blanc lors d’une remise des prix des Oscars, ovni dans un monde de strass et paillettes qui n’est pas le sien et battu ce soir là par les compositeurs de la musique de Titanic.

Ici, Between the Bars, pour moi son plus grand morceau, pour savoir ce qu’est la beauté dans ce bas monde. Voix doublée, comme Lennon, accompagnement minimal, mélodie lumineuse.

Sa prestation aux Oscars pour son morceau apparaissant dans Good Will Hunting de Gus Van Sant.

Payant son tribu à Big Star sur une démo fragile :

Se faisant son Because personnel :

Et reprenant vraiment Because, assurant lui-même toutes les voix, sur la BO de American Beauty.

Dans les bacs du disquaire dont j’ai parlé ici, il n’y a qu’un seul artiste dont le nom est entouré de petits cœurs dessinés au marker, le sien.

6 réflexions sur “La beauté

Laisser un commentaire