
Un lecteur qui nous veut du bien, évoquait dans un commentaire sur Gil Scott-Heron, un roman de ce dernier se déroulant à New-York dans les seventies et, j’allais dire, donc, parlant de drogue.
Le premier album de Gil Scott-Heron s’appelle Small Talk at 125th and Lenox, qui est une adresse new-yorkaise. La voilà, j’y suis allé…
Un groupe new-yorkais, 3 ans auparavant (1967), nous parlait déjà de drogue et de la 125e rue, mais cette fois-ci au croisement de Lexington, bon, j’y suis passé aussi…
Tout ceci se trouve dans Harlem qui est aujourd’hui un quartier charmant.
Bref, nous voilà enfin avec le Velvet Underground. On a déjà parlé de Lou Reed ici.
Faisons court, ce groupe est le plus influent de toute l’histoire du rock avec les Beatles et Dylan. Mais le grand public ne le sait pas. Il est bien le seul.
Carrière malheureuse, drogues, engueulades, reformation plus ou moins honteuse dans les années 90 (première partie de U2 !? Non mais allô quoi, t’es le Velvet et tu joues en première partie de U2 !?) mais influence de l’ombre pour les décennies à venir, un premier album incontournable, borne décisive des sixties, un 2e matrice du punk, un 3e pour tous les futurs groupes folk cafardeux et neurasthéniques, un dernier plus conventionnel avec quelques gros classiques dedans. Bref, il y a des livres, des expositions, tout un tas de trucs, et notamment des kilos de musiciens enamourées qui expliquent l’importance du Velvet… Amen.
Ce qui devait arriver arriva, c’est maintenant devenu une vache sacrée devant laquelle on est tenu de se prosterner, même Vanessa Paradis reprend le Velvet.
Ceci dit, bon, j’adore ce groupe, et l’écoute de la K7 du premier album, copiée au lycée par un grand, reste un des grands moments de ma vie… Je me souviens de ma main fébrile quand je l’ai posée sur une version cd chez un disquaire londonien, vers quoi, 1991 ? Sans doute.
Donc, au croisement de Lexington et de la 125e, il y a un petit blanc qui attend son dealer (noir, quoi d’autre ?). Accords répétitifs, son cradingue, voix crâneuse…
Une certaine forme de chanson réaliste mais assez éloignée de Bénabar…
Noir c’est noir.
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