La semaine passée, j’évoquais Pink Floyd et leur premier album. A cette époque, le leader s’appelait Syd Barrett. Le cerveau gravement endommagé par des excès d’acide, il lâcha l’éponge très rapidement laissant la voie libre aux élans mégalomaniaques de Roger Waters.

La suite appartient à la légende du rock. Au lieu de mourir tranquillement à 27 ans comme toute rock star qui se respecte, il se réfugia chez sa mère dans sa cave, plus précisément. A Cambridge, très belle ville, par ailleurs.
Aidé par ses anciens collègues, il réussit à sortir 2, 3 disques chancelants.
Des journalistes ont tenté de l’approcher, des photographes de voler quelques images (sortie de poubelles de Syd Barrett…)…
Bref, c’est devenu un objet de rumeurs et de spéculations et surtout de culte pour toute une frange de l’ombre du rock qui, comme il se doit, détestait ce que le Pink Floyd de Roger Waters était devenu.
C’est notamment le cas des Anglais de Television Personalities, groupe lui-même objet d’un culte discret mais tenace pour une poignée de fans. Chansons bringuebalantes, maîtrise des instruments et de la justesse approximatives, tout ceci possède quand même un charme fou et décalé, so British. En 81, ils livrent un hommage au leader cramé du Pink Floyd de 67, I Know Where Syd Barrett Lives. Évidemment les fans de Toto vont rire de leurs piêtres compétences musicales mais enfin, fans de Toto, pfffff…
A écouter bien jusqu’à la fin, le petit oiseau et tout…
Nos héros du jour :

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