ENGLAND

Décidément, les Anglais font beaucoup parler d’eux en ce moment…

Ennui, cruauté, envie de meurtre, dépression, fin du monde, trahison, amours déçues, divorce, ruines, humour morbide, suicide, l’Angleterre dépeinte par Luke Haines et son groupe Black Box Recorder est, en 1998, bien loin de l’image cool que le pays mettait en avant à l’époque (Oasis trinquant avec Tony Blair à Downing Street, ce genre…).

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Fidèle à sa réputation, Luke Haines flingue à tout va et brocarde ses contemporains avec un mépris certain (Je ne peux pas supporter l’uniformité et la mollesse qui règnent dans ce pays et dans sa musique. On me répond : Radiohead. J’y entends bien une colère, mais je ne sais pas contre qui. S’il veut se plaindre, qu’il soit précis. C’est le nouveau Dark side of the moon, le mystérieux vague, le genre de disques que même un plombier peut aimer.). N’ayant rien perdu de sa capacité à pondre des mélodies dans la grande tradition britannique (il se réclame d’une filiation Kinks, T-Rex), il déverse son fiel par l’intermédiaire d’une chanteuse à la voix à la fois fragile et perverse. Beau.

England Made Him

 

 

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