Prince (encore lui ?), ne s’est pas trompé, en novembre, quand il a salué la mémoire de Cynthia Robinson (oui, encore une morte), la trompettiste du groupe Sly & The Family Stone : il n’a pas oublié de mentionner Runnin’ Away. Sa petite mélodie pop (chantée par Rose Stone et non pas Sly Stone), comme sortie d’un dessin animé, sa trompette exquise (jouée par Cynthia, donc), sa guitare funky, sa beauté simple et heureuse invitant à fuir les problèmes…

Nous ne sommes là, ni dans le funk précis et sec du James Brown des années 60, ni dans l’effervescence endiablée du Sly Stone de I Want To Take You Higher, ni dans le funk mâtiné de rock psychédélique du Funkadelic de George Clinton, ni dans le funk cosmique du Parliament du même George Clinton, ni dans le funk néo-orléanais des Meters, ni dans le funk pachydermique et (de plus en plus) commercial de Earth, Wind & Fire ou de Kool & The Gang, ni dans le funk synthétique de Prince (qui ?), ni…., ni…, … Bref, une petite pépite pop-funk, si j’ose dire.
A part ça, Sly Stone, après James Brown et un peu avant George Clinton est un des 3 grands parrains du funk. Bon, quand même, il y a peut-être eu avant eux 2, 3 mecs de La Nouvelle-Orléans (Professor Longhair ? Lee Dorsey ?) qui font dire que nombreux sont encore ceux pour qui New Orleans est la vraie patrie du funk. (In Le Funk par Marc Zisman). Bref, en tout cas, une chose est certaine, ce n’est pas Sinclair (ni Jamiroquai !)…
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