Regarder Keith Richards, ici vers 1971, c’est voir le rock et la fascination que ça a pu exercer sur moi, que ça exerce toujours en fait… Le négligé chic, la nonchalance incarnée, les ravages de la drogue qui ne se voient pas encore… Ca c’est du rock comme dirait l’autre, Calogero, il se drogue pas, ben, c’est pas du rock, bref, je m’égare…

Mais c’est vers des Rolling Stones plus pop que je voudrais aller aujourd’hui.
En 1967, ils sont un peu en retard, pris de cours par la révolution psychédélique que les Beatles, eux, ont abordé en maîtres.
Ils forcent un peu leur nature, le rhythm’n’blues rugueux, et s’efforcent de suivre la tendance. Cela donne un album à moité raté (Their Satanic Majesties Request) mais très attachant, puisque à moitié réussi (cqfd) avec quelques morceaux fabuleux.
Ici, She’s A Rainbow, arc-en-ciel mirifique, mélodie à tomber par terre, arrangements lorgnant vers le classique, rythmique grandiose, petit passage psychédélique, majestueux.
Look 1967 :

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