Violence

Iggy Pop n’a jamais compté pour moi. Jamais dans les listes de mes albums, chansons, chanteurs préférés. Ni avec les Stooges, ni avec Bowie et encore moins avec ses autres disques. Voilà qui est dit.

Et pourtant Iggy est un monstre, un géant, un truc incontournable, un animal rock’n’roll sauvage comme on n’en fait plus.

Tout simplement, une giclée de rock’n’roll pur et indomptable. Avec ses Stooges, il a inventé le punk-rock avec presque dix ans d’avance et posé la première pierre de l’édifice de la furie sonore. A de très rares exceptions (quelques morceaux du Velvet Underground ou le MC5) personne n’était allé aussi loin dans la sauvagerie à la fin des années 60 et au début des années 70.

Les amateurs hésitent à choisir parmi les 3 albums sortis par Iggy et ses Stooges à cette époque. Le choc primitif du premier, La lave incandescente et le rock’n’roll mâtiné de free jazz de Fun House ou la violence brute de Raw Power avec le mix décrié (ou pas) de Bowie, lequel choisir ?

Mon cœur penche pour le dernier opus avec ce morceau qui l’ouvre, déchirant l’air avec ses guitares furibardes, Search & Destroy, tout un programme.

Et c’est donc là qu’il faut parler mixage. Bowie s’en est chargé, au grand dam de certains qui le trouvent sans relief avec les aigus poussés au maximum, la voix en avant et la rythmique et les basses dans le fond. On peut aussi apprécier cette agressivité. Toujours est-il qu’en 1997, Iggy a remixé le tout en rééquilibrant les choix radicaux de Bowie.

Version Bowie

Version Iggy

I’m a street walkin cheetah with a heart full of napalm…